Angélina Delcroix : coup de gueule sur la rigueur de Mémoires d’un expert psychiatre

Coup de gueule littéraire En mars 2024, j’ai publié ma critique de Les mémoires d’un expert psychiatre d’Angélina Delcroix. Plus d’un an plus tard, c’est toujours l’article le plus lu de mon blog… mais aussi le plus commenté 👀 Pourquoi ? Parce que j’ai osé pointer le manque de rigueur psychiatrique dans ce thriller primé. Résultat : une avalanche de commentaires désobligeants. Eh oui, critiquer une autrice adulée, c’est souvent vu comme un crime de lèse-majesté… 👉 Pourtant, de nombreux auteurs de thrillers prouvent qu’on peut mêler suspense ET documentation sérieuse : Franck Thilliez, Maxime Chattam, Thomas Harris, Olivier Norek… La preuve que la rigueur n’enlève rien au frisson, bien au contraire. ✍️ Lire, aimer, mais aussi critiquer : c’est ça, la passion littéraire. #ChroniqueLittéraire #ThrillerPsychologique #AngélinaDelcroix #AvisLecture #CoupDeGueule #CritiqueLittéraire #Bookstagram #PolarFrançais #ThrillerAddict #PassionLecture #LectureCritique

Ce thriller psychologique s’annonçait ambitieux, mais sa réception montre un fossé entre le succès populaire et les exigences de rigueur. En mars 2024, j’ai publié une critique honnête de cet ouvrage sur mon blog – un retour de lecture sans concession – et plus d’un an plus tard, cet article demeure le plus consulté du site. Ironie du sort, ce succès de fréquentation s’accompagne d’une vague de commentaires anonymes très hostiles, comme si émettre une réserve sur un roman primé relevait du blasphème littéraire.

Couverture de Mémoires d'un expert psychiatre d'Angélina Delcroix (Hugo Thriller, 2024).

Quand la critique dérange les fans

Dès la parution de mon avis, certains admirateurs d’Angélina Delcroix ont réagi violemment. Mon crime ? Avoir pointé le manque de rigueur de l’auteure sur son thème de prédilection – la psychiatrie criminelle. Au lieu d’un débat d’idées, j’ai eu droit à un tir groupé de commentaires acerbes. Pour ces lecteurs en colère, un avis qui ne va pas dans le sens de l’adoration est forcément « ridicule, faux et inutile ». L’un d’eux m’a même conseillé, avec condescendance, de « dirigez vous vers des publications scientifiques lourdes et chiantes pour les non initiés » – en gros, d’aller lire des articles savants si je voulais du sérieux. Ce florilège d’attaques personnelles illustre à quel point la réception de la critique peut être biaisée par l’affectif : toucher à leur roman favori, c’est, pour ces fans, commettre un sacrilège impardonnable.

Ces réactions épidermiques en disent long. Toute critique, même argumentée, devient irrecevable aux yeux des inconditionnels. Peu importe que je me sois moi-même appuyée sur des faits et sur ma connaissance du domaine (pour mémoire, j’ai travaillé en Unité pour Malades Difficiles en psychiatrie) : on m’oppose que je n’aurais « rien compris » et que l’auteure a fait un travail formidable. Ce rejet viscéral de la remise en question démontre une chose : dès qu’une œuvre atteint un certain statut, l’objectivité se heurte à l’émotionnel. Critiquer un thriller primé, c’est risquer d’égratigner l’ego de sa fan base, qui préfère alors s’en prendre au messager plutôt que d’entendre le message.

Angélina Delcroix :

entre succès populaire et promesses d’expertise

Il faut dire qu’Angélina Delcroix n’est pas une inconnue dans le paysage du polar français. Née en 1978, elle possède une formation scientifique et criminologique des plus sérieuses : licence de génétique, passage par l’école de la Gendarmerie Nationale, études en criminologie et psychothérapie. En outre, l’auteure est présentée comme « passionnée par la psychiatrie criminelle » et promet de nous emmener « dans les recoins les plus sombres de l’esprit humain ». Un tel profil laissait espérer des romans fouillés, alliant divertissement et expertise.

Et de fait, Delcroix a rencontré un succès rapide. Son premier thriller Ne la réveillez pas (2017) a lancé une série d’enquêtes criminelles avec l’adjudante Joy Morel, suivie par Si je serais grande (2018) et Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort (2019). Ces premiers ouvrages, publiés chez Nouvelles Plumes, ont trouvé leur public grâce à des intrigues efficaces. Reprise ensuite par Hugo Thriller, Angélina Delcroix a diversifié ses projets : Synopsix (2020) propose un huis clos criminel original, Qui meurt à Noël ? (2022) joue avec le polar festif, puis vient L’île des damnés (2022), quatrième tome des enquêtes de Joy Morel. La consécration arrive en 2024 avec Mémoires d’un expert psychiatre, un one-shot au concept prometteur qui remporte le Prix du meilleur roman francophone au Festival Polar de Cognac. Être couronnée par un festival de polar de renom, voilà qui assoit l’auteure parmi les étoiles montantes du thriller hexagonal.

Ce palmarès prestigieux et l’enthousiasme d’une partie du public ont sans doute placé la barre très haut. Sur la couverture de Mémoires d’un expert psychiatre, on peut lire le macaron « Prix Cognac 2024 », et les critiques professionnelles comme les blogueurs y sont allés de leurs louanges appuyées… du moins pour la plupart. Delcroix a désormais l’image d’« une des nouvelles reines du polar français », selon la formule de la collection Hugo Thriller. Autant dire que formuler la moindre réserve face à ce succès relève presque du contre-courant. Pourtant, c’est bien sur le contenu que j’ai émis des doutes, sans remettre en cause le talent de conteuse de l’auteure. J’ai simplement voulu analyser si la promesse « psychiatrique » du roman était tenue. Malheureusement, de mon point de vue, le contrat n’est pas rempli – et il est tout à fait possible d’apprécier l’écriture d’Angélina Delcroix tout en soulignant les failles de la documentation.

Mémoires d’un expert psychiatre :

un concept alléchant, une rigueur en défaut

Sur le papier, Mémoires d’un expert psychiatre avait tout pour me plaire. L’histoire met en scène Adam Jacuri, un psychiatre expert auprès des tribunaux, qui décide de confier ses mémoires à une écrivaine alors qu’il part en retraite en Bretagne. On nous promet une plongée dans les souvenirs de carrière de ce spécialiste de l’âme humaine, émaillée d’anecdotes sur les criminels qu’il a évalués, le tout enrobé d’une intrigue thriller avec des disparitions inquiétantes près de la mystérieuse forêt de Huelgoat. Angélina Delcroix, forte de sa formation, pouvait offrir une vision unique de la psychiatrie criminelle à travers ce personnage de vieux praticien désabusé. Hélas, très vite, la lecture m’a fait déchanter.

Dès les premières pages, j’ai senti un décalage entre l’ambition affichée et le contenu réel. L’auteure avance des théories et affirmations qui m’ont semblé totalement déconnectées de la réalité de la psychiatrie contemporaine, sans fournir de références tangibles pour les étayer. Par exemple, certains cas cliniques présentés dans le roman paraissent invraisemblables ou trop caricaturaux pour être crédibles. Les situations extrêmes s’enchaînent sans le contrepoids d’une analyse psychologique solide. En tant que lectrice familière du domaine, j’ai cherché en vain la profondeur qu’on est en droit d’attendre d’une telle thématique. Malheureusement, la psychologie est survolée là où elle méritait d’être explorée.

Mon verdict, exprimé sans détour dans ma chronique, était que le livre souffre d’un « manque flagrant de profondeur et de rigueur scientifique ». Les concepts psychiatriques abordés ne sont qu’effleurés, et souvent de manière simpliste, là où j’espérais des éclairages plus nuancés. Résultat : Angélina Delcroix « déçoit par son manque de profondeur, de rigueur scientifique et de crédibilité », laissant le lecteur sérieux frustré et sceptique. Le potentiel était là, mais Mémoires d’un expert psychiatre n’offre qu’une illusion de savoir, un vernis de jargon sans la consistance. En refermant le roman, j’avais la désagréable impression d’être restée en surface des « recoins sombres de l’esprit humain » que l’auteure prétend explorer.

Entendons-nous bien : pointer ces faiblesses ne revient pas à dire que le livre est dénué de qualités. L’intrigue sait maintenir un certain suspense, l’écriture est fluide, et le décor breton brumeux ajoute une ambiance appréciable. Mon coup de gueule cible surtout le décalage entre le discours promotionnel et la réalité du texte. Présenter ce roman comme une immersion authentique dans le quotidien d’un psychiatre criminel crée des attentes légitimes chez les lecteurs en quête de réalisme. Or, en l’état, Mémoires d’un expert psychiatre aurait gagné à s’appuyer sur une documentation plus sérieuse ou des consultants spécialisés, pour éviter de véhiculer quelques idées reçues ou approximations sur la maladie mentale et la criminalité. C’est d’autant plus regrettable que l’auteure avait toutes les cartes en main pour bien faire, compte tenu de son bagage personnel.

La rigueur documentaire :

ces auteurs de thrillers qui font la différence

Fallait-il me contenter d’un thriller « divertissant sans prise de tête » sous prétexte que c’est de la fiction ? Certainement pas. Le polar/thriller, surtout lorsqu’il touche à des domaines techniques (médecine légale, psychiatrie, police scientifique, etc.), peut tout à fait allier divertissement et réalisme. De nombreux auteurs de thrillers à succès se distinguent justement par la sérieux de leurs recherches en amont. Si se documenter est « lourd et chiant » pour certains, d’autres y voient au contraire le socle d’un récit crédible et prenant. Quelques exemples notables viennent immédiatement à l’esprit :

  • Franck Thilliez, l’un des maîtres du thriller français contemporain, est réputé pour la précision de ses romans. Ingénieur de formation, il intègre à merveille des éléments scientifiques et techniques dans ses intrigues. Ses enquêtes sur des virus, des technologies ou des troubles psychologiques sont si bien ficelées qu’on apprend souvent des choses en tournant les pages. Ses romans sont « parfaitement documentés, mais d’une manière très fluide » – la fameuse documentation ne se voit pas, tant elle est bien intégrée au récit. Thilliez prouve qu’on peut captiver le grand public tout en restant rigoureux, au point que la frontière entre réalité et fiction s’estompe, pour notre plus grand frisson.

  • Maxime Chattam a également compris l’importance de connaître son sujet. Avant de se lancer dans l’écriture de sa première trilogie criminelle, ce jeune auteur s’est inscrit à des cours de criminologie à l’âge de 23 ans afin de s’immerger dans la psychologie des serial killers et les techniques d’enquête. Ce bagage lui a permis de créer des scènes de crime et des profils de tueurs en série qui sonnent juste. Sa célèbre Trilogie du Mal comporte ainsi un niveau de détail qui la rend d’autant plus glaçante : Chattam décrit les procédures policières, les autopsies et les comportements déviants avec une exactitude qui n’exclut pas le suspense, bien au contraire.

  • Thomas Harris, auteur américain du classique Le Silence des agneaux, ne s’est pas contenté d’imaginer Hannibal Lecter depuis son bureau. Il a mené un travail de recherche approfondi aux côtés des vrais profileurs du FBI dans les années 1980. Harris a « consulté intensivement le FBI, y compris l’agent John Douglas, durant ses recherches » pour ses romans. C’est grâce à cette immersion qu’il a pu donner vie à Clarice Starling et Buffalo Bill avec autant d’authenticité. Son roman, bien que fictif, nous plonge dans les méthodes de la Behavioral Science Unit de Quantico avec un réalisme saisissant – ce qui le rend à la fois instructif et palpitant. Preuve que même une fiction très noire gagne en force quand elle repose sur des faits réels et des témoignages d’experts.

  • Olivier Norek, pour citer un auteur français issu du terrain, apporte lui aussi une crédibilité indéniable à ses romans policiers. Ancien officier de police judiciaire, Norek puise dans son expérience pour écrire des intrigues empreintes de réalisme. Ses polars (Code 93, Entre deux mondes, Impact, etc.) transpirent le vécu : procédures, jargon, ambiance de commissariat – tout sonne juste. Les lecteurs saluent cette authenticité, fruit non seulement de son parcours professionnel mais aussi d’un vrai souci du détail. Norek montre qu’un thriller bien documenté peut aussi être un vrai page-turner, plébiscité par le public.

  • On pourrait multiplier les exemples : Kathy Reichs, authentique anthropologue judiciaire dont l’héroïne Temperance Brennan est calquée sur son propre métier, confère à ses romans une précision scientifique admirable. Patricia Cornwell a longuement côtoyé les médecins légistes et les morgues avant de créer Kay Scarpetta, célèbre médecin légiste de fiction, apportant un degré de réalisme inédit dans le genre dès les années 1990. Plus près de nous, des auteurs comme C.J. Daugherty ou Johana Gustawsson s’appuient sur des recherches poussées (archives historiques, criminologie, documentation géographique) pour donner de la consistance à leurs thrillers. Le message est clair : la rigueur documentaire n’est pas l’ennemie du thriller, elle en est souvent le supplément d’âme qui fait la différence.

En conclusion : critique n’est pas crime

Mon coup de gueule part d’une déception précise – celle de voir un thriller prometteur comme Les mémoires d’un expert psychiatre céder à la facilité là où il aurait pu être ambitieux et fouillé. La virulence des réactions qu’a suscité ma critique prouve qu’il est toujours délicat de toucher à l’œuvre d’un auteur à succès. Pour autant, je reste persuadée qu’aimer le thriller ne doit pas empêcher d’en discuter objectivement. On peut reconnaître les qualités d’un roman tout en ayant l’honnêteté d’en pointer les défauts. En l’occurrence, demander plus de rigueur scientifique à une histoire qui prétend explorer la psychiatrie criminelle, ce n’est pas faire la fine bouche : c’est prendre au sérieux le lecteur autant que le sujet traité.

Angélina Delcroix a du talent, une imagination fertile et des lecteurs conquis, c’est indéniable. Mais le succès populaire n’immunise pas contre la critique constructive. Au contraire, il devrait encourager les auteurs à viser toujours plus haut en termes de qualité et de véracité, surtout quand ils abordent des thèmes sensibles ou techniques. Avoir de l’ambition documentaire, ce n’est pas “se la péter intello”, c’est respecter son propos et son public. Mon regard un peu sévère sur Mémoires d’un expert psychiatre n’avait pas d’autre but. Que les fans se rassurent : personne ne cherche à déboulonner leur idole, et il y a fort à parier que les prochains romans d’Angélina Delcroix continueront de les enthousiasmer. De mon côté, je continuerai à lire des thrillers, à m’émerveiller de ceux qui allient intelligence et efficacité – et à pousser des coups de gueule quand le besoin s’en fera sentir. Parce qu’en littérature comme ailleurs, la critique argumentée reste une preuve de passion sincère, bien plus que l’acceptation aveugle de tout ce qui brille.


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9 thoughts on “Angélina Delcroix : coup de gueule sur la rigueur de Mémoires d’un expert psychiatre

  1. Bien d’accord sur tout ce que vous avez écrit précédemment, Angélique. L’émotionnel annihile trop souvent la critique – la vraie critique – en la faisant passer pour une attaque frontale alors qu’il s’agit en réalité de perceptions personnelles dignes de débat et non de combat.

      1. Ne l’ayant pas lu, je ne me prononce pas sur le roman lui-même ; pas davantage sur l’aspect médical d’ailleurs. En revanche, pour avoir été confronté à des débats plus qu’animés à diverses occasions, j’ai constaté que les interlocuteurs sont rarement à l’écoute. Certes, ils entendent mais n’écoutent pas, occupés qu’ils sont le plus souvent à rechercher des contre-arguments, acceptables ou pas, afin de contrer l’argumentation. Imposer leurs idées demeurent leur crédo. Rares sont les interlocuteurs qui savent débattre de façon intelligente. « Avoir raison » en toutes circonstances reste aussi le but de leur débat, de ce fait il devient rapidement conflictuel. L’intolérance, inconsciente ou volontaire, me semble être à l’origine du fanatisme des débats qui dérapent, Angélique.

  2. Voilà une chronique magnifique et bien courageurse, puisqu’aller à contre-courant est devenu dangereux et que le débat est mort.
    J’ai même trouvé que tu étais fort indulgente, il m’a semblé que ces patients et leurs symptômes ont été créés de toutes pièces pour les besoins du thriller sans aucune rigueur psychiatrique.
    Quant au psychiatre il est bien gentil mais question niaiserie, il est bien là.
    J’ai travaillé des décennies avec des psychiatres sans l’être moi-même, mais aucun d’eux ne formulait des conclusions sur une base aussi faiblarde.
    Comment être enchanté d’un roman qui n’est pas crédible ?

    1. Merci Hedwige, tu es bien courageuse toi aussi de donner ton avis.
      Caroline a apprécié l’histoire avec la conscience qu’il n’est pas crédible, pourquoi pas ?
      Je te rejoins sur la niaiserie de cet expert, une expertise psychiatrique est toujours double (psychiatre/psychologue), en commençant par les délits mineurs et c’est loin d’être une partie de plaisir. C’est d’ailleurs compliqué de trouver un expert puisque ce n’est pas une profession en soit. Nombreux sont les psychiatres et psychologues qui refusent ces missions parce qu’ils sont avant tout là pour aider leurs patients. Accepter de faire une expertise, c’est prendre du temps en plus (c’est rémunéré mais bon, et il faut au préalable être agréé par le tribunal).
      Il se trouve que j’ai mis les pieds à l’UMD de Villejuif et que, très fraternellement, je me suis demandée ce que je faisais là (je suis psychologue, pas psychiatre).
      Cette unité a le mérite d’exister puisque la peine de mort n’est pas applicable en France. Mais dans ces patients, aucun ne sortira jamais.
      Les pathologies psychiatriques ne sont pas si nombreuses et pour beaucoup, il n’existe pas de traitement puisque les plus dangereux sont résistants à l’Halopéridol.
      Peut être sommes nous dérangées à cause de notre expérience en psychiatrie ? Parce que nous avons été confrontées à ce que personne ne veut voir ? Finalement, ce roman au titre très marketing rassure -t-il sa masse de lecteurs/fans ?
      La réalité n’est jamais facile à regarder et personne ne se reconnaîtra dans cette psychiatrie pailletées ?
      Ce qui répond en partie à ta question de crédibilité. Et sincèrement, je trouve ça très inquiétant.

  3. Comme tu le sais, j’ai adoré ce roman mais cela ne veut pas dire que je ne peux pas entendre qu’il ait déplu à d’autres personnes. C’est la pluralité des avis qui fait la richesse de notre monde. Je suis d’ailleurs assez dépitée de voir que trop de personnes associent avis nuancés ou négatifs à dégommage en règle d’une œuvre ou d’un auteur…
    Ce qui est amusant, c’est que moi, c’est Trilogie du Mal avec lequel j’ai eu beaucoup de mal. Ce qui prouve de nouveau que chaque personne peut avoir un ressentir différent et que cela n’invalide pas celui des autres.

    1. Merci Audrey pour ce commentaire apaisant 🙂.
      En fait, ce n’est pas le roman en lui-même qui m’a déplu mais le manque de rigueur dans les affirmations de son auteur et c’est bien ce qui fait ce defouloir ahurissant sur mon retour de lecture.
      Ce roman est éventuellement de la fantasy, mais ni un polar, ni un thriller. D’autres auteurs travaillent beaucoup dans ce domaine pour être « juste » dans leurs propos.
      Du coup je me pose la question de la connaissance. Je comprends que « La trilogie du mal » soit déplaisante à la lecture, mais l’auteur respecte la triste réalité du côté sombre de notre espèce.
      L’expert psychiatre, c’est « Oui-Oui au pays des fous » et ainsi titré, alors ce roman est à sa place et agréable à lire.
      Écrire dans un thriller qu’un cinglé a des autorisations de sortie, c’est grave !!! Si les unités pour malades dangereux sont ainsi décrites, c’est aussi le personnel médical qui est discrédité. J’ai juste envie d’envoyer cette auteure en stage, quelques jours suffiraient à lui remettre la tête dans le monde réel.
      Elle a une belle plume, mais l’utilise à mauvais escient.
      Si un auteur détourne l’histoire, en touchant à l’horreur des camps sans information préalable, avec légèreté et affirme que ce n’est pas si grave que ça, sa belle plume ne le protégera pas des retours de flamme : d’ailleurs, ce ne serait plus de l’histoire.
      Cet expert psychiatre est fantaisiste, malheureusement il donne l’image que les lecteurs ont envie de croire.

  4. Ton article est très intéressant Angélique. Tu sais, j’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman, pour autant, il ne m’a pas semblé crédible, alors je comprends totalement ton point de vue. Ça ne m’a pas empêchée de l’apprécier, mais peut-être, justement, d’avoir un possible coup de coeur. Comme quoi, c’est vrai que la fiction, quand elle est rendue encore plus crédible par un travail de recherches fouillé, peut donner encore plus de frissons.

    1. Tu as mis les mots justes. Rien n’empêche d’apprécier ce roman tant que l’on a conscience qu’il n’est pas crédible 🙂

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