Les Disparus d’Arkham, Guy-Roger Duvert

Guy-Roger Duvert nous avait embarqué dans les chroniques occultes avec l’Appel d’Am-Heh. Nous y avons fait la connaissance de Milton Blake et de Kristen Dankworth dans une aventure aussi mystérieuse que dépaysante. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé ces personnages dans le deuxième Opus des chroniques occultes : Les disparus d’Arkham.

Une femme ambitieuse

Vous vous demandez probablement que sont devenus vos personnages favoris six mois après leurs dernières découvertes ? J’y reviendrai après vous avoir présenté Lillian Freling, jolie femme à la chevelure longue et bouclée, très élégante, séduisante et journaliste. De nombreux avantages pour cette Demoiselle ambitieuse dans une société patriarcale.

“La séance intime avait été très agréable, purement technique, Daniel n’avait rien d’exceptionnel mais son investissement faisait plaisir à voir. Il y avait fort à parier que s’il trompait sa femme, il ne devait pas le faire très fréquemment…” (Lillian)

En provenance de Boston, elle débarque dans la ville d’Arkham en quête de l’affaire du siècle. Si elle n’accorde aucune crédibilité aux mystères de la ville, sa curiosité l’entraîne dans une enquête un peu particulière. N’oublions pas que dans les années 30 : La femme qui travaille est un danger pour la société, elle n’a donc d’autre choix que de rester au foyer.

Dans les chroniques occultes, Guy-Roger Duvert donne un rôle important à une femme (Kristen Dankworth puis Lillian Freling). Un personnage toujours doté de qualités sans lesquelles l’homme ne saurait résoudre l’énigme.

L’intrigue en quelques mots

Vous vous doutez bien que je ne vais pas vous dévoiler quoi que ce soit mais puisque le titre l’annonce, Lillian Freling est dans la ville d’Arkham pour découvrir le sort d’Adam Sterling. Ce jeune homme s’amuse à visiter les maisons hantées. Or, son Oncle s’est rendu lui-même à Arkham pour acheter une maison, mais il n’est jamais revenu. Pour prouver son courage, Adam Sterling suit les traces de son oncle puisque la demeure enviée serait, elle aussi, hantée.

Adam Sterling est porté disparu et la famille a engagé deux détectives privés : l’un est parti sans remplir sa mission, quand à l’autre, il néglige l’enquête, résigné.

Lillian Freling use de séduction pour obtenir les indices utiles à la poursuite de son enquête personnelle. La demeure Kernsby s’avère rapidement mystérieuse : en février 1933, un canidé a été retrouvé mort devant la maison et des prostituées du secteur se sont évanouies dans la nature….. de façon définitive. Une maison qui aurait due disparaître mais restée intact par suite de pressions d’un grand notable de la ville.

Vous allez découvrir les dernières années de vie de Louis Kernsby et vous céderez à l’angoisse, la curiosité, la panique peut-être ? A vous de le découvrir…

Bienvenue à Arkham

L’intrigue se déroule dans la ville et le lecteur découvre les secrets de cette ville mythique, sans oublier la Miskatonic University. Lillian Freling croise le chemin de Milton Blake et toutes les pièces de ce puzzle s’emboîtent parfaitement pour répondre aux questions laissées dans les dernières pages du premier Opus.

“La Miskatonic, et à travers elle Milton, se tenaient informés de l’existence et des activités des collectionneurs et autres acheteurs d’œuvres rares afin de localiser certaines reliques en particulier, mais aussi pour identifier les possibles occultistes”

Pas besoin d’entreprendre un long voyage, l’archéologie reste présente dans la ville d’Arkham… Les reliques et leurs ténèbres impénétrables, l’influence de ceux qui dissimulent leurs incertitudes, leurs occupations douteuses, tout comme leurs expériences vouées à la destruction.

Un univers revisité

Lovecraft a créé un univers riche et sombre, mais ancré dans son univers réel ! Guy-Roger Duvert aurait-il revisité La maison Halsey ? Construite en 1801 par le colonel Thomas Lloyd Halsey, cette maison avait la réputation d’être hantée à l’époque de Lovecraft.

“Notre vie n’est qu’un voile qui nous empêche de percevoir une réalité qui resterait abstraite à notre compréhension et est même capable de nous rendre fous et de nous tuer. Une connaissance que l’Homme n’est tout simplement pas censé comprendre.” H.P.Lovecraft

Guy-Roger Duvert introduit Les disparus d’Arkham par une citation de Dagon, une courte nouvelle d’horreur fantastique de l’écrivain américain Howard Phillips Lovecraft, un auteur presque méconnu de son vivant. Les chroniques occultes sont-elles inspirées de l’univers de Lovecraft ? Probablement. Cependant, j’ai un sentiment tout autre, en faisant découvrir Lovecraft à ses lecteurs, Guy-Roger Duvert lui rend un magnifique hommage.

Bavarde…

Figurez-vous que j’aurais beaucoup à dire sur Les chroniques occultes. Les disparus d’Arkham, dont l’histoire s’enchaîne merveilleusement avec le premier Opus, est une œuvre qui ouvre un tout autre sujet, tout comme l’époque (années 30) et l’univers de Lovecraft dans l’œuvre de Guy-Roger DUVERT. Je pourrais aussi probablement vous bassiner avec le lien que je fais entre cette saga et les bouquins qui ont précédés.

Mais bien sûr, ce serait mon interprétation n’est ce pas ? Quel est le point commun entre l’histoire d’un auteur qui ne vivait pas de sa plume et le musicien/auteur dont on attend les livres avec impatience ? J’apprécie toujours autant son univers musical, cette écriture où toute portée débute par une clé sans laquelle la hauteur de la note est inconnue. Alors je vous invite à simplement comprendre la musique qui m’a accompagnée pendant ma lecture 😉

 

Author: Angelique

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